Le Parc Amazonien de Guyane

 

Plus grande aire protégée de l'Union Européenne sur ce bout d'Amérique du Sud, le PAG, parc national de Guyane de nouvelle génération créé en février 2007, se compose d'une zone de protection forte dite zone de cœur de parc, et une zone maximale de territoires ayant vocation à faire partie du parc national, dite zone de libre adhésion (ZLA) dont l'objectif est de concilier développement local et protection des patrimoines et des ressources.

Ces espaces comprennent les bassins de vie du Maroni, de l'Oyapock et Saül. Ces communes rurales et enclavées possèdent des atouts à valoriser et des handicaps à combler pour améliorer la vie des habitants.

Le programme LEADER du GAL SUD s'inscrit dans cette démarche d'amélioration des conditions de vie et de diversification des activités, afin d'impulser une véritable dynamique de développement local émanant des populations, actrices sur leur territoire, dans le respect des principes du développement durable.

Le Parc Amazonien de Guyane a deux grandes missions:

 

 LA PROTECTION DE LA NATURE


Une biodiversité exceptionnelle

Les missions du Parc sont de préserver un important massif de forêt primaire, parvenir à une gestion concertée des espèces animales et végétales, protéger les sources des fleuves de la Guyane, préserver les milieux rares comme les savanes roches, les inselbergs et monts forestiers de plus de 500m d’altitude caractérisés par un grand endémisme.
Ce patrimoine naturel appartient au plateau des Guyanes, qui s’étend du nord du Brésil au Venezuela, zone amazonienne réputée singulière en raison de son importante et originale biodiversité. Elle constitue un enjeu mondialement reconnu et est un terrain idéal pour l’approfondissement de la recherche sur le milieu tropical. Frontalier au Parc national Montagnes Tumucumaque (3,8 millions ha) situé dans l’Etat d’Amapa (Brésil), le Parc amazonien de Guyane devrait renforcer la dynamique de coopération dans le domaine des aires protégées entre la Guyane et le Brésil.
 
 

Des paysages remarquables

La forêt guyanaise est réputée pour la diversité de ses écosystèmes, ses milieux rares et sites remarquables : forêts ripicoles, forêt de flat, forêts marécageuses, forêts sub-montagnardes, marais, savanes roches, inselbergs, monts forestiers, cambrousse…


Une faune exceptionnelle

- env. 480 espèces de poissons d’eau douce recensées dont 40% de taux d’endémisme
- plus de 180 espèces de mammifères (tapir, singes, jaguar…)
- Près de 300 variétés de reptiles et amphibiens (serpents, caïmans, tortue, grenouilles…)
- Env.
720 espèces d’oiseaux et plusieurs centaines de milliers d’espèces d’insectes (papillons, phasmes, coléoptères….)
 


Une flore luxuriante

Sur quelque 5 800 espèces de plantes connues en Guyane on peut dénombrer :
- plus de 1 200 espèces d’arbres à raison de plusieurs centaines d’essences différentes à l’hectare,
- 85 variétés de palmiers (wassaï, patawa…)
- Plus de 300 espèces de fougères
- Et enfin plusieurs centaines de variétés d’orchidées
 
 
LE DEVELOPPEMENT DURABLE
 

Le désenclavement des territoires

La zone de libre adhésion d’environ 1,37 Millions d’hectares, concerne principalement les lieux de vie des cinq communes ayant vocation à adhérer à la Charte.
Des territoires enclavés où résident environ 7 000 personnes qui vivent l’enclavement et le retard économique et social comme une contrainte.
Des habitants attachés à leur mode de vie traditionnel en interaction avec le milieu naturel qui aspirent à un réel développement durable de leurs territoires.
Ici, l’objectif du Parc amazonien à travers la Charte, est d’associer les populations locales à la gestion de l’aire protégée en soutenant notamment les actions visant à maintenir et valoriser les cultures matérielles et immatérielles des communautés, garantir la pérennité de leurs pratiques de subsistance tout en préservant les ressources naturelles qu’elles exploitent, favoriser les activités économiques durables telles que le tourisme, l’agriculture et l’artisanat.
C’est lors de l’élaboration de la Charte qui doit intervenir au plus tard en 2012, que les différents acteurs définiront un véritable projet de territoire.





La Charte : objectif développement

La zone de libre adhésion concerne les communes qui ont vocation à adhérer à la charte du Parc.
Il s’agit de Camopi, Maripasoula, Papaïchton et Saül. Quatre territoires isolés où vivent les communautés amérindienne, bushinengue et créole qui tirent dans l’eau et la forêt les ressources naturelles nécessaires à leur besoin.
Des populations qui depuis des générations ont - su à partir des activités quotidiennes de subsistance telles que la chasse, la pêche, la cueillette et l’agriculture ou à l’occasion de rites traditionnels - développer un artisanat de qualité reconnu (vannerie, plumasserie, sculpture, poterie, perlerie, archerie, art tembé…).
Des résidents qui toutefois forts d’un savoir traditionnel revendiquent un véritable développement de leurs territoires (activités économiques, emplois, infrastructures, aménagement, moyens de communication) dans le respect des modes de vie. Les orientations du Parc seront définies avec chacune des communes concernées.
Il s’agira dans les cinq ans à venir de planifier les objectifs de protection et de développement durable pour l’ensemble du territoire, de déterminer un programme d’actions qui constituera la « charte du Parc ».


 
 


Plus d'informations sur le Parc Amazonien de Guyane sur le site internet: http://www.parc-guyane.gf

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